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samedi 13 août 2016

Suicide is a Suicide

Nous y voilà Suicide Squad est sorti. Le projet longtemps parlementé au sein du studio des frères Warner vient enfin pointer le bout d'son nez. Et avec lui son lot de critiques négatives habituelles concernant les films du DCCEU; comprenez l'univers étendu DC au cinéma. Les fans de cet étron hurlent complot qui viserait à discréditer les films de la marque, les mêmes voudraient faire fermer le site de review Rotten Tomatoes en raison du pourcentage très bas de critiques positives. Ça fait tâche. Mais pourquoi un tel déchaînement de passions ? Tout d'abord remettons-nous dans le contexte de sa production chaotique. Il y a tout juste un an le public découvrait de quoi nos anti-héros en action avaient l'air dans une bande-annonce/teaser somme toute correcte et assez sobre, le tournage n'étant pas terminé à l'époque. L'année s'écoule puis on entend des rumeurs de reshoot dans le but de rajouter des blagues "à la Marvel" demandées par des exécutifs jugeant le film trop sombre et trop sérieux. Puis vint la bouse Batman v Superman, on sentait donc la douille arriver.
La vérité c'est que Suicide Squad est un film bâtard et prématuré. Il n'aurait jamais dû sortir dans ces conditions. Le montage seul suffit à nous prouver que le film a été rushé. En guise de cache-misère on nous sert au départ un film hyper nerveux des plans des plans qui s’enchaînent très vite. On empreinte tantôt à Tarantino tantôt à James Gunn, sans le génie narratif du premier ni l'originalité du second. On clairement affaire à un Guardians of the Galaxy du pauvre. La première demi-heure est très dur à supporter. Le métrage est truffé d'incohérences autant scénaristiques et que purement techniques. On passe d'une scène à l'autre sans aucune logique de transition. On a vraiment du mal à situer les enjeux. On doute de l'utilité de certains personnages (un comble pour un film d'équipe). On nous assourdis les oreilles avec une playlist tous ce qu'il y'a de plus random (Without Me d'Eminem, vraiment?). A aucun moment le film prend le temps de nous raconter une histoire à proprement parler, on comprend pas grand chose à ce qui se passe à l'écran. Le film tenterait de nous faire comprendre que des gros méchants et un gentil-méchant le serait pas vraiment parce-qu'une épreuve difficile va les souder/transcender et fera d'eux des héros. Ok, thème classique. Pas très original mais pas aberrant non plus, ça reste un film de super-héros faut pas trop en demander. Le truc c'est qu'à aucun moment on ne ressent à travers les dialogues que ces types sont des salauds de la pire espèce. Deadshot est un père aimant, El Diablo pratique la non-violence, Harley Quinn est avant tout là pour le comic relief et la caution "sexy" du film. J'ai vu le film et je ne saurais même pas dire pourquoi le méchant est méchant, c'est dire.
Hormis peut-être Rick Flag, aucun des autres personnages de l'opération black ops n'est nécessaire à l'intrigue. Pire, le scénario va jusqu'à inventer de fausses raisons à la présence de certains d'entre eux. On se fout vraiment de notre gueule. On repère assez facilement les scènes issus des récents reshoots de celles du tournage initiale. Rien n'a de sens dans cette merde, y'a genre 3 twists level Martha dans le film, et j'exagère même pas.
Le studio aurait coupé près 50 minutes de scènes dont de nombreuses avec le Joker, qui se trouve être la grosse déception du film. Il ne sert juste à rien, vraiment. Comme le film d'ailleurs. Je me répète mais c'est la vérité. Ce film est un prétexte trouvé par un studio pour faire beaucoup d'argent, vous allez me dire que c'est habituel et c'est vrai mais de tous les blockbusters pourris qui sortent y'a toujours au moins quelque chose à gratter d'un point de vue cinématographique. Là y'a rien, c'est le néant.
Bref, un film à éviter en salle et à classer dans la catégorie "des navets qu'on mate pour se marrer entre potos en soirée". David Ayer mange à la table des zoulettes et il s'est empiffré sa mère.
Le temps de "les films de super-héros c'est quand même bien d'la merde même si Warner contrairement à Marvel fait pas de l'industriel" semble définitivement révolu. Le studio jadis prestigieux s'est brisé la colonne à d'abaisser à un niveau si abyssale. Mais les mecs s'en battent les couilles ça rapportera 700M au calme.

dimanche 21 avril 2013

La Bible du "féminisme geek" censée dénoncer un sexisme communautaire qui n'existe pas

(Nul besoin de préciser que si vous voulez parfaitement comprendre cet article vous devriez bien évidemment d'abord lire celui de Mar_Lard qui se trouve ici, vous devriez aussi regarder ses différentes interventions notamment dans l'émission d'Arrêt sur Images qui se trouve ici ou ici. Celle sur Ecrans.fr, ici. Et aussi le dernier numéro du podcast Late Late Boudoir Gambetta qui se trouve ici. Néanmoins je ferai au mieux pour que vous puissiez comprendre dans l'absolu de quoi je parle même si vous ne vous êtes pas tapé ces cinq heures d'émissions. J'aimerais aussi vous prévenir que je ne vais m'attarder que très brièvement sur l'article de l'auteur ce qui m'intéresse ici surtout c'est son discours et sa pensée, si vous voulez une critique qui balaye de manière exhaustive son article vous en trouverez une magnifique ici

[EDIT] J'ai décidé de rajouter un exemple intéressant en début de post sur la différence entre les écoles de sciences sociales américaines et françaises. Dans les commentaires j'ai répondu à des questions sur le titre de mon blog mais aussi sur la comparaison entre le culture geek et le mouvement hip-hop, mais aussi le racisme dans le "milieu geek", donc essayez de lire c'est hyper intéressant. J'ai aussi essayé de rajouter un peu plus de liens hypertextes et de corriger les fautes. Il y a aussi une nouvelle citation ajoutée à la conclusion. Merci de votre compréhension.

   Dans un premier temps, à la découverte de cet article sur le "sexisme dans la communauté geek", je m'étais dit, pour rigoler, que j'allais écrire un article sur le racisme dans ce même milieu. Et puis en fait non. Ensuite l'idée de rédiger un article sur le sexisme dans le milieu hip-hop m'est aussi passée par la tête. Et puis non plus. Parce-que l'humour, voyez-vous, c'est à double tranchant. Des gens risqueraient de le prendre au premier degré. Alors je me suis demandé qu'est-ce que je pouvais faire; parce-que ça va bien cinq minutes mes pitreries de banlieusard sur Twitter mais c'est un réseau social, en gros, tout le monde s'en fout. J'ai jamais vraiment fait de commentaire à charge contre quelqu'un, j'ai toujours préféré le combat des idées (victime!). Alors en pensant à la rédaction de ce post je me suis dis que j'allais m'y tenir et puis en fait non parce-que la personne de l'auteur me fait quand même grave flipper. (j'suis trop un bonhomme!) Bon nombre de personnes (les cons) qui n'étaient pas forcément d'accord avec l'article de Mar_Lard l'ont fustigés de remarques les plus imbéciles les unes que les autres. Or moi, je ne suis pas de ces gens-là. Je ne fais même pas partie de la communauté "geek" d'ailleurs, qui est à mon sens une hérésie. (Le titre du blog est juste là pour attirer les visiteurs lol). J'ai mon avis qui semble être partagé par certains autres internautes. Ces mêmes personnes sont traitées par Mar_lard de "paternalistes" et qualifie leurs arguments de "conneries", sous prétexte qu'ils voudraient apprendre le sexisme à un individu de sexe féminin. Une aberration nous dit-on, car c'est bien connu que seules les femmes peuvent parler de sexisme, comme seuls les noirs peuvent parler de racisme et comme seuls les homosexuels peuvent parler d'homophobie. 

   Je trouve personnellement que c'est là l'un de ces principaux problèmes de son discours car l'auteur continue de distinguer les individus par communautés, comme revient très souvent son stéréotype du "jeune homme blanc cis-hétéro de classe aisée" (ce que je ne suis pas héhé!). A ce sujet, ce qui est intéressant justement c'est lorsqu'on lit bien son article et aussi lorsqu'on écoute ce qu'elle dit dans ses interventions, il apparaît que le "féminisme geek" dont elle se prétend lui soit inspirée par le même qui existe aux Etats-Unis. Cependant, on ne peut appliquer une vision très américaine dans sa conception à la société française pour la simple et bonne raison que nos écoles de sciences sociales et nos sociétés sont extrêmement différentes. Aux Etats-Unis ça ne dérange personne de ficher le nombre exacte d'individus d'origine ouest-africaine qui résident dans le pays, la vision communautaire y est donc très présente d'autant plus que contrairement à nous ils utilisent le mot "race". En France on ne peut pas faire ça car comme c'est écrit dans l'article I de la Constitution que : "La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion.". Cela veut dire qu'elle est aveugle devant tout signe distinctif, tout ce qu'elle voit ce sont des citoyens français, il ne doit donc pas exister de communautarisme. Et cela casse vraiment une vision sociale anglo-saxone de la chose. Là où pour coller un PV à un automobiliste, aux USA, on doit préciser sa couleur de peau par exemple. On ne peut donc appliquer une "analyse sociologique" anglo-saxone à la société française. C'est un non-sens. On le voit d'ailleurs dans son article avec une utilisation quasi-systématique de mots empruntés à la langue de Shakespeare à l'image du "mansplaining" par exemple, comme l'explique bien @Zestryon sur Twitter. Encore une fois on ne peut calquer une vision de la société sur une autre, surtout qu'elle le dit dans le podcast Late Late Boudoir Gambetta, qu'il ne faut pas faire d'amalgames entre les différentes formes de féminismes qui existent à travers le monde. Elle fait donc est exactement ce qu'elle dénonce.
     
     Il est d'ailleurs intéressant d'observer l'hypocrisie dont fait preuve l'auteur lorsqu'elle s'adresse à tel ou tel audience et comment cela ne la dérange pas du tout. Surtout qu'il s'agit ici de la diabolisation classique du genre : "ouais j'aimais bien Martin Luther King mais putain Malcom X c'était vraiment qu'un gros fasciste". Si on suit le raisonnement de l'auteur, des personnes de droite n'auraient donc pas le droit de critiquer le mouvement FEMEN mais des féministes de gauches en auraient quant à elle le droit, (encore une fois) et de qualifier leurs idées de "conneries". En revanche elle voudrait aussi nous faire croire, dans le podcast Late Late Boudoir Gambetta présenté par Chloé et Alvin, qu'elle pense que le sexe (et donc par extension la couleur, etc...) n'aurait pas d'importance sur nos goût et nos envies puisque nous serions tous des joueurs parfaitement identiques complètement déconnectées de toute distinction. Or, elle va faire plusieurs fois référence dans son article à son stéréotype de "l'homme blanc...", notamment lorsqu'elle va répondre à certains messages sur Twitter. 
  
    A ce sujet, j'ai d'ailleurs émis l'idée que son article présentait plusieurs paradoxes, et aussi un manque d'objectivité inquiétant. Elle m'a d'abord dit (comme elle le dit sur Ecrans.fr) que puisque l'article était un post sur un blog il ne requérait pas d'objectivité, puis a fait référence au fait que je sois homme et que donc je ne pouvais en parler. L'auteur m'a répondu d'un ton sarcastique (et oui l'humour encore et toujours) m'a attribué les mêmes adjectifs et substantifs qu'aux "autres mâles venu lui apprendre comment penser et dénoncer le sexisme." Elle m'a donc bloqué sur Twitter à la suite de cet ultime message que je trouve assez respectueux (jugez par vous même). Oui. Je suis un indésirable que voulez-vous. Je ne suis cependant pas d'accord avec l'idée selon laquelle un article de ce type ne requérait pas d'objectivité car lorsqu'on écrit un article qui possède une vocation universelle comme celui-ci on se doit d'être objectif. Surtout quand ce même article met en avant des données sociologiques et présentées avec un ton pseudo-scientifique. Cet article n'est pas juste un rat-le-bol (surtout qu'il lui a fallu 6 mois pour l'écrire...), car il essaie d'intellectualiser une pensée, un discours, en nous disant que ÇA c'est la vérité. 

   Et c'est là où l'on en vient au dogmatisme et à ce qui ressemble beaucoup à de l’extrémisme religieux. (Oui oui, t'as bien lu mon coco). Cet endroit proche des ténèbres où l'esprit critique est bafoué, où les opposants sont caricaturés, car c'est bien ça le soucis. Tout le monde peut raconter toutes les conneries qu'il veut du moment qu'on peut discuter (débattre) y'a pas de problèmes. Et ben, non. Il semblerait que ça n'existe pas chez cet auteur ni même chez une partie de ceux qui sont d'accords avec elle a priori. On est dans un premier temps caricaturé (comme un sexiste paternaliste ou comme un sexiste con, à vous de voir) et par la suite ignoré. Bah c'est bien connu, le volonté de non-débat contribue à la crédibilité de son propre discours. Moi j'appelle ça la branlette de l'auto-satisfaction, vous appelez ça comme vous voulez. Elle a d'ailleurs été invité par le rédacteur en chef du site Gameblog.fr, RaHaN, qui lui a proposé de venir enregistrer un podcast qui avait pour sujet (ça tombe bien) le sexisme dans le jeu vidéo. Invitation qu'elle a refusée sous prétexte que Gameblog publiait assez régulièrement du contenu assez sexiste (ce qui est assez vrai) mais étrangement je trouve que c'est une occasion manquée de faire entendre sa voix de "spécialiste" sur le sujet. Parce-que bon refuser un débat sous prétexte que la moitié des personnes avec qui tu vas parler son pas d'accord avec toi et que t'as peur d'eux je trouve pas ça très logique et intelligent. Après on peut dire ce qu'on veut de Gameblog mais c'était tout de même une main tendue. 

   Continuons sur l'analogie avec l’extrémisme religieux, il y a une phrase de l'auteur dans le podcast Late Late Boudoir Gambetta où elle dénoncent un peu les "paternalistes" en disant ceci : "Les gens qui parlent de féminisme n'ont généralement pas rencontrés le féminisme." Sous-entendu, "tu peux pas comprendre si t'en ai pas". Je suis désolé mais pour moi ça me fait un peu penser à une organisation sectaire ce genre de phrase, je dis pas que c'est le cas, je dis juste que la représentation du féminisme par l'auteur est assez flippante, et moi ça me rappelle ce genre de phrase : "Les athées qui parlent de religion n'ont généralement pas compris la parole de Dieu." On retrouve donc ce même procédé qui vise à dé-crédibilisé son interlocuteur en lui faisant croire qu'il n'a rien compris et qu'il n'est ou ne peut être touché par un discours quel qu'il soit, de part sa nature (ne serait-ce pas sexiste ?). Ce commentaire illustre très bien cet état de fait

   Une des phrases qui m'a aussi beaucoup alertée : "J'ai ouvert les yeux !" (sous-entendu grâce au féminisme) ou encore des témoignages de personnes qui lui disent que grâce à son article ils se sont rendus compte de la manière dont ils se comportaient en présence de femmes pendant leurs parties en lignes où de la manière dont se comportaient leurs amis. C'est encore et toujours l'allégorie de la "taverne" par Platon (téma la double référence wesh) qui a d'ailleurs été réutilisée par tout les monothéismes pour nous faire croire que c'était eux LA VÉRITÉ. Au final c'est très chrétien tout ça, parce-que dans toutes les émissions dans lesquelles elle était invitée où elle faisait référence aux personnes qui sont totalement d'accord avec son article, qui auraient donc "ouverts les yeux". C'est pourquoi que je trouve aberrant et consternant que des personnes aient besoin de lire un article sur le net pour découvrir qu'on a toujours plus ou moins toujours vécu dans une société phallocrate (genre c'est un scoop ? azy cimer). Et c'est là où ça m'attriste, c'est que les gens s'en réjouissent. Du genre "merci grâce à toi je pige mieux le monde youhou je suis libre !" Où est la réflexion personnelle là-dedans ? Où est l'esprit critique ? C'est peut-être un peu hors-sujet mais comme le dit M. Piouf dans le podcast numéro 35 de Bazingcast, les individus contemporains (nous quoi) ne seraient pas forcément plus intelligents que leurs ancêtres car ils apprendraient seulement à exploiter des bases de données là où leurs prédécesseurs devaient réfléchir tout le temps aux différents aspects naturels du monde qui les entourait. Puis de toute façon croire c'est plus facile que penser, hein. 
L'humanité est-elle donc vouée à suivre des prophètes qui lui dicteraient ce qui est vrai ou non sans rechigner (j'avoue je pars dans un de ces délires là...) ?
   En fait, non. (Avoue tu l'as cru :D) Parce-qu'il y a des émissions comme Arrêt Sur Images qui sont là pour questionner ce genre discours. Pour ce qui connaissent pas c'est une émission présenté par l'excellent Daniel Schneidermann (Dany Dan pour les intimes) qui décrypte les médias en gros. Voilà. Et c'est plutôt pas mal. Donc comme je disais ASI est là pour questionner ce genre de discours comme par exemple au moment l'auteur va citer une Une de Canard PC consacré au jeu Tomb Raider paru il y'a de ça quelques années, dans lequel le magazine parlait de Lara comme d'une "jouvencelle" ce qui semblait beaucoup déranger notre auteur alors que tout le monde (ou presque) sur le plateau s'accordait à dire que ce n'était pas inapproprié. Elle se rebiffe donc et se rabat sur une autre expression beaucoup plus olé olé selon ses critères. C'est donc ça toute l'expertise et l'analyse de la "spécialiste française du féminisme geek" comme se plait à l'appeler Erwan Cario l'animateur du podcast Ecrans.fr, hein ? Bah je sais pas vous mais moi je trouve ça bien triste. Surtout venant la part de personnes et de journalistes que je respecte. En l'occurrence, je trouve que dans le podcast Ecrans.fr notre auteur a bénéficié d'une complaisance sans bornes. 
   Parlons aussi de l'exemple de Beyond Good & Evil et Mirror's Edge, l'auteur veut nous faire croire que ces jeux n'ont pas marché parce-que spécifiquement les personnages principaux étaient des personnages féminins. ("It's because i'm black right ?") A aucun moment elle ne se dit que peut-être c'est aussi parce-que ces jeux possédaient des gameplays novateurs et très originaux et ce sont peut-être les raisons pour lesquelles ils n'ont pas très bien marché. Et que c'était aussi difficile à marqueter. Prenons par exemple Dead Space, qui est un survival-horor parue en 2008, la même année que Mirror's Edge donc, qui proposait lui aussi des mécaniques de gameplay novatrices pour son genre. Et étrangement le héros est un homme mais le jeu n'a pas marché non plus, selon EA. La question que je me pose alors l'air idiot (je fais semblant hihi) : Est-ce que les raisons pour lesquelles Mirror's Edge et Beyond Good & Evil ne se sont pas très bien vendus sont nécessairement celles pour lesquelles l'auteur aimeraient vous faire croire ? (Je vous laisse seul juge, après tout t'es grand c'est pas à moi de "t'ouvrir les yeux" wesh). 

   A présent, venons-en au "geek snobinard". Vous vous demandez surement ce que c'est. En gros c'est le mec qui aime montrer aux autres qu'il est plus pointu que toi sur l'univers que t'aimes. Un connard, en somme. Même si on l'est tous plus moins. L'auteur en donne d'ailleurs un très bonne exemple (c'est rare) en dénonçant ce genre de phrase : "Quoi vous regardez Games Of Thrones ?! Oh les noobs, moi j'ai déjà lu 36 fois le tome 12 lol !" Et selon elle, elle trouve que cela est très souvent reprit comme argument pour défendre ce qu'elle désigne comme le mythe de la "Fake Geek Girl". En gros la meuf qui serait pas là par amour de la culture mais juste pour la recherche de nouvelles proies masculines. Parce-que c'est bien connu qu'une femme c'est pas assez intelligent pour séduire des mecs (de différente manière que ce soit)... Mais au final le "geek snobinard" il est pas sexiste, il est surtout très con. Il va faire ça à n'importe qui "ose" s'intéresser à ce qu'il aime. N'empêche ce qui est intéressant c'est d'observer l'effet inverse, lorsqu'à la place de la culture geek on met le féminisme. Quand moi ou un autre essaie de parler du fond du problème l'auteur va répondre qu'elle n'a pas de conseils à recevoir d'hommes qui, selon elle, ne se seraient pas assez intéressés au féminisme ni au sexisme auparavant pour pouvoir avoir le droit d'en parler. Ça vous rappelle rien ? Moi je vais appeler ça le "Fake Anti-Sexist Boy" ou le "Fake Feminist Boy" qui serait opposé à la "féministe snobinarde". ("Ah ces paternalistes qui veulent tout nous apprendre, à nous qui sommes les vrais...") 
Revenons-en à l'analogie avec le christianisme (décidément...) qui concerne cette fois une citation de l'archevêque sud-africain Desmond Tutu, récompensé d'un Prix Nobel de la Paix pour sa lutte contre l'apartheid. Il dit ceci : « Si vous êtes neutre en situations d’injustice, vous avez choisi le camp de l’oppresseur. » Je n'ai nul besoin de préciser à quel point cet citation est prise hors-contexte et vouloir l'assimiler au sexisme geek est d'une idiotie aberrante. En gros si on suit la réflexion de l'auteur, le "sexisme geek" serait une oppression totalement similaire à l'apartheid... Il d'ailleurs assez drôle de voir que son article elle dénonce exactement (encore une fois) ce qu'elle-même fait comme on peut le voir ici. C'est à dire assimiler une forme d'oppression à une autre alors qu'au final ce sont des problèmes très différents. Cette citation me rappelle aussi un certain Jésus de Nazareth, fils de Dieu, qui dans Matthieu 12.30a dit : "Qui n'est pas avec moi est contre moi." Pour ceux qui n'ont pas assez bosser leur cours de catéchismes étant plus jeunes et qui seraient susceptibles de ne pas comprendre la portée de ces propos, ces paroles ont été aussi prononcées par le plus célèbre des seigneurs Siths j'ai bien sûr nommé : Dark Vador, au moment de se faire découpé au sabre laser par Obi-Wan Kenobi sur la planète volcanique Mustafaar dans l'excellent épisode III. On retrouve aussi cette phrase chez d'autres grands humanistes tel que George W. Bush. Cette haine de la neutralité voyez-vous, je ne la comprends que partiellement parce-que justement être neutre est une liberté (plus ou moins fondamentale) et pas forcément dans une situation de conflit direct mais aussi dans un débat d'idées. Pour le coup, moi, je suis pas neutre, je conchie complètement toute forme de misogynie, néanmoins c'est pas parce-qu'un type va rien dire pendant une partie en ligne et qu'il y'a une nana qui va être sommée par un autre con de retourner faire la vaisselle que c'est forcément un connard (le timide qui va fermer sa gueule). 

   Continuons donc sur l'analogie avec le christianisme car oui c'est bien le christianisme dont il est question car après l'Ancien-Testament y'a le Nouveau-Testament. Après les coups de fouet, il y a le pardon. Et bien c'est exactement la même chose dans l'article de Mar_Lard, après avoir accablé sur des tonnes de paragraphes l'individu blanc de sexe masculin et d'orientation hétérosexuel, elle laisse néanmoins un accès le rédemption. ("Avoue tes péchés et tu sera pardonné car Dieu est miséricordieux") En gros réfléchis pas trop par toi-même mais soutien tout ce que je dis tant mes exemples sont flagrants et atroces parce-qu'il ne s'agit bien sûr pas de cas isolés, et ensuite tu sera pardonné... CAR NOTRE COMMUNAUTÉ EST MALADE. C'est vrai que cette idée selon laquelle il y aurait une maladie et que sa solution (son article) serait la cure est quand même assez flippante. 
   Déjà parce-qu'elle commence toujours en énonçant le paradigme selon lequel le jeu vidéo et (le milieu geek en général) serait un loisir adolescent et qu'il devrait grandir. Parce-que bien sûr un adolescent est un pervers sexuel qui se masturbe sur internet, etc... Et ce serait donc mal de rester bloqué dans ce carcan là car oui, si vous êtes adultes et que vous appréciez les personnages sexualisés dans vos univers préférés, vous avez un problème, vous êtes malade. (Bon on va un peu parler du fond de manière succincte parce-que d'autres l'ont fait avant moi et puis bon moi je m'attarde surtout la pensée de l'auteur). Prenons par exemple, les covers de comics (mais aussi des pages intérieurs) avec des personnages féminins mais aussi masculins hyper sexualisés que l'on trouve dans son article. Donc en gros c'est pas bien d'être attirant il faudrait nécessairement cacher tout ça. (Genre le couvent wesh) C'est un péché. Je dis pas que certaines fois le fait que certains personnages ne soit là que pour ça m'agace un peu, mais tomber dans l'extrême je dis non. Parce-qu'on a l'impression que je chez l'auteur il n'existe pas de frontière entre fiction et réalité (surtout en ce qui concerne le sexisme en fait) et qu'on aurait pas le droit de rêver parce-que c'est bien connu, l'art n'est là que pour représenter la réalité. Écartons toute notion de fantasme car c'est le mal. Soyons naturalistes, je vous dis. Des mecs comme Adam Warrenn sont des démons dans ce cas et leurs ouvrages de véritables versets sataniques. Et même lorsqu'il s'agît d'une scène de rapport sexuel complètement anodine entre deux personnages consentants l'auteur trouve le moyen d'y trouver quelque chose à redire. En disant que c'est "gratuit". Nan mais il faut quoi au bout d'un moment pour justifier que deux adultes responsables ait droit de b**** ? Une grosse pancarte "Hey mais elle d'accord la gonzesse t'inquiète !" Surtout dans le cas de la relation qui existe entre Batman et Catwoman. Où est le sexisme là-dedans, sérieusement. Bon je vais m'arrêter là pour les comics. Je vais passer sur l'exemple où elle dit que le Parti Pirate serait "le parti des geeks"...

   Et aussi sur les différents propos qu'elle a pu recevoir elle ou une autre lors d'une partie en ligne. Internet est vecteur de ce genre de chose, n'importe qu'elle débile se sent plus courageux devant son PC, alors il pourra balancer autant d'insultes qu'il voudra puisque l'anonymat le protège et apparemment elle-même est assez coutumier du fait. Ça n'a rien avoir avec le sexisme. Nul de besoin de préciser que tout les exemples liés au marketing et non aux univers eux-mêmes sont eux aussi irrecevables étant donné que le marketing est le même partout dans toutes les industries, et oui c'est peut-être une découverte pour certains mais le sexe fait vendre et aussi dans l'industrie du jeu vidéo.
Au final dans son article l'un des seules exemples vraiment intéressant est celui sur Miranda et donc sur la communauté du jeu de baston. Là y'a pas grand chose à dire, on a d'ailleurs l'enregistrement vidéo du premier jour de tournoi. Seulement, cela n'est représentatif d'absolument rien, il s'agît juste d'un incident isolé. Là ou l'exemple devient vraiment intéressent c'est lorsqu'Aris prend la parole pour dire que le harcèlement sexuel fait partie de la communauté. Même s'il le dit ça ne veut pas dire que c'est exactement le cas, ici on a juste à faire à un détraqué qui semble avoir un gros problème avec la gente féminine et une vision assez étrange de sa communauté parce-que si dans un cabinet d'architecture le chef de projet est un connard misogyne qui fait du harcèlement sexuel à l'une de ses employés je pense pas qu'il faille blâmer le syndicats des architectes, si tenté qu'il existe (ces connards se font tellement de thunes de toute façon lol). Mais bon là encore la principale intéressée aurait pu porter plainte. Et cela ne prouve pas que les geeks sont sexistes je suis désolé. Dans n'importe qu'elle autre compétition sportive mixte il aurait pu se passer exactement la même chose, le fait que les types jouent à Street Fighter n'y change absolument rien.  

   Alors là vous vous dîtes : "Mais t'es d'accord avec elle sur le fond mais pas sur la forme en fait c'est ça ? " En fait non, parce-que déjà il n'existe pas à mon sens de communauté geek; qui semblerait selon elle regrouper les fans de jeux vidéo, de cinéma, de comics, d'informatique etc... Donc sous prétexte qu'une personne est attirée par un de ses univers le fait automatiquement rentrer dans la "communauté". C'est complètement idiot et très discriminant de rentrer les gens dans des cases, parce-que ça voudrait dire les millions de personnes qui seraient allées voir Avengers (sous prétexte que ce serait une adaptation de comics) seraient "geeks". De même pour les millions de personnes qui achètent Call Of Duty et Fifa chaque année. A mon humble avis on ne peut mettre dans le même sac des millions de personnes sans avancer des caractéristiques propres sur des questions aussi graves comme le sexisme et sur le simple fait qu'ils partagent les mêmes loisirs. Je me demande vraiment comment on peut une seule seconde établir un socio-groupe seulement sur le simple fait que des personnes apprécient et aiment les mêmes choses (et encore). Pour moi c'est donc un non-sens de parler de "communauté geek sexiste". Surtout que le jeu vidéo s'est nourri des récits d'aventure du Moyen-Âge et des mythes de l'Antiquité (tout comme les comics) pour se forger sa propre identité, donc dire que Zelda ou Mario c'est sexiste ça n'a pas vraiment de sens au final parce-que le récit de la princesse qu'il faut sauver n'a pas été créée au milieu des années 80 c'est beaucoup plus antérieur.
Le jeux vidéo et les comics entre autres sont des enfants illégitimes de milliers d'années de contes et légendes. Il y a sens historique et ancestrale à cela.
  Ce n'est donc pas "la communauté geek" qui est sexiste mais le monde dans lequel on vit depuis des milliers d'années comme essaie tant bien que mal de l'expliquer Arnaud Chaudron (aka Caféine) lors de son intervention dans l'émission d'ASI . Les "geeks" sont comme tout le monde, leurs loisirs ne font pas d'eux des êtres à part. 
   Donc comme je l'ai dis à Mar_Lard sur Twttier, avant ou après qu'elle ait fait référence au fait que je sois un homme (et que donc je ne peux pas comprendre), je n'ai absolument pas attendu son article pour me rendre compte que l'on vivait dans une société phallocrate. Je ne suis pas si naïf (en tout cas pas comme certains de ses lecteurs). Et je rappelle aussi que le sexisme ça marche aussi dans les deux sens (si c'est bien d'égalité dont on parle) comme le rappelle très bien cette vidéo :  
(je sais pas vous mais le premier exemple avec l'émission me rappelle étrangement l'exemple avec Miranda et la communauté du jeu baston, la réaction de l'audience, etc...) 
Cette vidéo n'est pas là pour vous faire croire que l'homme est autant oppressé que la femme, ce que je veux démontrer c'est qu'à situation similaire ce n'est pas le fait qu'on soit un homme où une femme qui change quelque chose ni même que ce soit dans une émission TV avec un public ou que ce soit une compétition "geek" diffusé et commenté en live sur internet. Le sexisme est le même partout. Comme pour Miranda, il n'y a qu'une seul personne qui a émis l'idée que c'était peut-être un peu sexiste et qui s'est fait remettre en place très rapidement. Et c'est pas pour autant que je vais faire un article sur le sexisme anti-homme qui existe dans ce genre d'émission, parce-qu'on ne peut tout simplement penser le sexisme qu'à l'échelle de la société. Ce n'est pas juste un problème de "geek", ce serai nombriliste et idiot de penser de la sorte. C'est sociétal pas communautaire. 
  
   Venons-en à l'humour à présent, j'aimerais rappeler à l'auteur qui dit partout que "l'humour une défense pour les sexistes (par extension racistes, et homophobes) pour déverser leur haine sur les femmes". Donc en gros c'est pas bien de faire ce genre de blagues parce-qu'on serait donc du "côté des puissants". J'suis désolé mais si je dois pleurnicher ou m'énerver à chaque fois que je me ramasse une blague raciste, bah je passerai pour un gros parano. C'est sûr que certaines vannes peuvent paraître limite et donc pas drôles. Mais je suis désolé c'est le principe même de l'humour parfois ça marche parfois ça marche pas. C'est vrai qu'il y a des cons qui utilisent l'utilisent pour faire passer leur opinions, etc... Mais c'est pas une raison pour taxer toute personne qui fait une blague sexiste de sexiste, justement. Et c'est pareil pour le racisme et l'homophobie. Donc je pense qu'on peut rire de tout et aussi du féminisme (mais apparemment pas avec tout le monde). Et comme le dirait Patrice Leconte "surtout à condition d'avoir bon fond".

   Comme dit plus tôt je ne suis pas d'accord avec l'auteur et sa manière de soutenir son discours. Et que même si au final on est plus ou moins, avec de gros guillemets, "du même côté" ça me dérange beaucoup qu'une personne qui semble défendre les mêmes valeurs que moi (liberté, égalité et toutes ces conneries) desserve à ce point un propos qui parait noble au départ : la dénonciation des inégalités. Par des moyens les plus idiots  qui soient (sexisme, refus du débat, aucune définitions des termes). Bon je vais pas revenir là-dessus. (J'pourrais écrire un bouquin sa mère!) Et donc au final elle donne du pain béni à ses détracteurs qui sont eux, sexistes et misogynes. (Genre un Eric Zemmour tavu) 
Et c'est quand même assez flippant qu'un type comme moi (qui a quand même eu son bac au rattrapage, bon ok j'ai eu 16 en philo mais quand même!) puisse démonter très simplement un article écrit en 6 mois par une étudiante en master de SciencesPo Paris. Et que des personnes instruites tel que des journalistes (plus ou moins reconnus) n'y trouvent absolument rien à redire. 
   Bon je vais m'arrêter là sinon je sens que vous allez encore plus me détester.
Je vais m'en aller sur une citation d'un de nos plus grands poètes contemporain anglo-saxon (surtout afro-américain en fait), le regretté Tupac Shakur : "Thug Life baby ! Don't believe everything you  read, alizay & weed !" Ou si vous préférez un discours plus 80s : "Don't believe the hype !" par Public Enemy. 


Conseils de lecture : 

.Sexisme chez les geeks : pourquoi le dossier de Mar_Lard est malade et comment y remédier 

.Mar_Lard, tu devrais peut-être juste changer d’amis, non ?

vendredi 12 octobre 2012

LCDLS #69

Nos deux quadragénaires (très bien conservés) vous invitent le temps d'un Comic De La Semaine à découvrir l'incroyable univers marécageux de Swamp Thing à l'occasion de la sortie (il y a un mois) du TPB du relaunch de la série, orchestrée de main de maître par Scott Snyder au scénario (Batman) et Yannick Paquette au dessin.  Enjoy !


mardi 20 décembre 2011

Arkham vous présente les Comics de l'année !

En cette période de fêtes quoi de mieux que d'offrir une bonne bédé pour briller en société ! C'est la proposition que vous font les deux détenus de la boutique Arkham. Enjoy !






samedi 29 octobre 2011

Urban Comics présente partiellement son planning 2012







WATCHMEN – LES GARDIENS (récit complet)
Collection DC Deluxe
Scénario: Alan Moore
Dessin: Dave Gibbons
Genre: Drame – Super-héros
35€ – 464 pages

La traduction de cette version sera celle de Jean-Patrick Manchette! L’ouvrage contient 50 pages de bonus de L’édition absolute!*
Résumé: Quand le Comédien, justicier au service du gouvernement, se fait défenestrer, son ancien allié, Rorschach, mène l’enquête. Il reprend rapidement contact avec d’autres héros à la retraite dont le Dr Manhattan, surhomme qui a modifié le cours de l’histoire.
Alors qu’une guerre nucléaire couve entre les USA et l’URSS, tous s’interrogent : qui nous gardera de nos Gardiens ?



DC COMICS ANTHOLOGIE (Recueil)
Collection: DC Anthologie
Scénario: Jerry Siegel, Alan Moore & Collectif
Dessin: John Byrne, Neal Adams, Jim Lee & Collectif
Genre: Aventure – Super-héros
22,50 € – 288 pages

* 15 récits complets et inédits en album, réalisés entre 1939 et 2011, présentant les plus grands héros DC ! En avant-première : le numéro 1 du Relaunch en français (qui se nommera Renaissance, pour les francophones) de la Justice League de Jim LEE ! Un ouvrage complètement inédit, la première création d’Urban Comics!*
Plongez dans l’univers des super-héros Dc Comics avec ces quinze histoires réalisées par les plus grands auteurs de comics, emblématiques du Golden, du Silver et du Modern Age. Redécouvrez les origines des plus grands héros : Superman, Batman, Wonder Woman, Green Lantern ! Tremblez devant leurs plus grands ennemis : le Joker, Ra’s Al Ghul, Sinestro ! Revivez les plus grands moments: de la destruction de Krypton à la naissance de la Justice League !
Plus de 75 ans d’aventures réunis dans un seul album !


SUPERMAN: SUPERFICTION (Tome 1)
Collection DC Classiques
Scénario : Joe Casey
Dessin : Derec Aucoin
Genre : Aventure – Super-héros
15€ – 144 pages
* Le tome 2 sort en avril 2012 ! Dans la veine des séries d’Alan Moore et Grant Morrison !*

Résumé : Alors que Clark Kent retrouve un de ses anciens professeurs de journalisme, il affronte sous son identité de Superman un étrange trio de personnages, issus du roman de son mentor. Les héros qu’imagine le vieux professeur prennent vie et conduisent l’Homme d’Acier au-delà de la frontière qui sépare réalité et fiction !


BATMAN – SOMBRE REFLET (tome 1)
Collection : Dc classiques
Scénario : Scott Snyder
Dessin : Jock & Francesco Francavilla
Genre : Super-héros – Polar
15€ – 144 pages

 * Un récit totalement inédit ! Le tome 2 en avril 2012 ! Dans la lignée de Batman Year One !*
 Résumé : Tandis que Batman enquête sur une étrange vente aux enchères dans le milieu de la pègre de Gotham, le fils psychotique du Commissaire Gordon fait sa réapparition. Si ce dernier aimerait pouvoir faire à nouveau confiance à son fils, la personnalité trouble du jeune homme ravive cependant chez Gordon de douloureux souvenirs.


WONDER WOMAN – L’ODYSSÉE
Collection : Dc classiques
Scénario : J.M. Straczynski, Phil Hester
Dessin : Don Kramer
Genre : Aventure – Super-héros
17,00 € – 176 pages

 * Tome 2 en avril 2012 ! Un récit en deux partie entièrement inédit ! J.M. Straczynski est le créateur de la série TV Babylon 5, et scénariste de Thor !*
Résumé : Alors qu’elle enquête sur d’étranges disparitions, la princesse Diana, héritière des fières Amazones, se retrouve pourchassée par un mystérieux commando. Elle découvre bien vite que ces hommes sont à l’origine de la dévastation de son île, il y a des années, et qu’ils traquent désormais les survivantes. Diana mène alors la contre-attaque pour sauver ses « sœurs », venger sa mère et faire honneur à son surnom de « Wonder Woman ».


SOLDAT INCONNU (Tome 1 sur 4) : POSSÉDÉ
Collection : Vertigo Classiques
Scénario : Joshua Dysart
Dessin : Alberto Ponticelli
Genre : Guerre – Politique – Fiction
15 € – 144 pages

Une série inédite en France (The Unknown Soldier, en VO), complète en quatre volumes et prévue sur 2 ans. Une plongée violente et réaliste au coeur d’un pays meurtri par la guerre.*
Résumé : Ouganda, 2002. Le Dr Moses Lwanga, médecin humanitaire américain, revient avec son épouse dans son pays natal afin d’y apporter une aide précieuse. Rapidement, il est confronté aux différentes factions qui mettent la région à feu et à sang. Piégé en pleine guerre civile, Moses, pacifiste dans l’âme, se découvre une force et une violence qu’il ne se connaissait pas. Mutilé, il est désormais prêt à mener sa propre guérilla.


LES DOSSIERS D’HELLBLAZER – La cité Infernale (récit complet)
Collection : Vertigo Classiques
Scénario : Si Spencer
Dessin: Sean Murphy
Genre : Horreur – Fantastique
14 € – 128 Pages

* Un récit complet inédit et un point d’entrée idéal dans l’univers de John Constantine, anti-héros mythique, créé par ALAN MOORE !*
Résumé : Victime d’un chauffard, John Constantine est envoyé à l’hôpital le plus proche où il subit une transfusion. Mais son sang mêlé, mi-humain mi-démoniaque, se révèle une arme bactériologique puissante entre les mains de médecins peu scrupuleux quant à la santé de leurs patients. Avec l’aide d’une séduisante infirmière, il se lance à la poursuite des cobayes de ce mauvais « coup de sang ».


TOP 10 (Tome 1)
Collection : Vertigo Classiques
Scénario : Alan Moore
Dessin : Gene Ha
Genre : Polar – Super-héros
15 € – 160 pages

 Tome 2 en juin 2012 ! Enfin disponible après 10 ans de rupture !
 Résumé : La ville de Néopolis est entièrement composée de super-héros, du chauffeur de taxi au maire en passant par les animaux domestiques et les policiers. Les officiers du commissariat du 10e district font régner la loi et l’ordre dans cette cité surhumaine. Fraîchement débarquée en ville, Robyn Slinger, une nouvelle recrue, va aider ses équipiers à démêler une affaire tentaculaire de corruption au royaume des super-héros.


FLASHPOINT – MAGAZINE – Numéro 1 (sur 3)
Collection : DC Presse
Scénario : Geoff Johns
Dessin : Andy Kubert & Francis Manapul
Genre Super-Héros – Action
6,60 € – 144 pages (mensuel)

*Le début de la grande saga qui annonce la «Renaissance» (le «Relaunch») de l’univers DC ! Les épisodes inédits en France !*
Résumé : Dans le premier récit, réalisé par Geoff Johns et Francis Manapul : Barry Allen — alias Flash, l’homme le plus rapide du monde — est confronté aux conséquences de son retour d’entre les morts. Mais il n’est pas le seul revenant : son ennemi juré, Néga-Flash, va se charger de modifier le cours de l’histoire. Dans l’épisode suivant, Geoff Johns et Andy K ubert nous présentent les désastreuses conséquences de ce duel des Flash. (Contient les numéros U S Flash #8-12, Flashpoint #1)


BATMAN SHOWCASE — Magazine – Numéro 1 (sur 2)
Collection : DC Presse
Scénario : Grant Morrison
Dessin : Chris Burnham, Yannick Paquette & Scott Clark
Genre : Super-héros – Action
5,60 € – 96 pages (Bimestriel)

Les épisodes inédits de Batman Incorporated, la série qui redéfinit l’univers du gardien de Gotham !
Résumé : Batman poursuit son tour du monde en vue de recruter les agents dignes d’intégrer la franchise « Batman Incorporated ». Il se découvre alors un nouvel adversaire : le Dr Dedalus. Son périple l’emmène des rues sombres de Gotham aux îles Malouines, en passant par l’Ouest sauvage, mais aussi la réalité virtuelle. (contient les numéros US Batman, INC . # 5-8)

jeudi 27 octobre 2011

Batman redevient multimillionaire

Une semaine s'est écoulée depuis la sortie mondiale de Batman Arkham City, l'heure est donc au premier bilan et on peut dire qu'au niveau des ventes ce jeu est une franche réussite puisque sur les 4.6 millions de copies distribuées à travers le monde plus de 2 millions d'entres elles ont trouvés acquéreurs. Les finances se portent donc très bien du côté de chez Warner Bros. Games et Rocksteady. A noter que la version PC arrivera quant à elle le 18 novembre prochain dans les bacs, ce qui devraient booster les ventes du titre. A ce rythme là, la barre des 4.3 millions d'unités vendues par la premier volet semble très aisément atteignable.
Et ce n'est pas fini puisque que la vidéo de lancement du DLC "Nightwing" vient d'être mise en ligne par l'éditeur. Et comme vous le verrez dans les images polygones qui bougent il s'agira d'incarner le premier Robin devenu adulte. J'ai nommé bien sûr Dick Grayson.

                           
                               Quant au test et bien il arrivera très bientôt donc soyez patient !


mercredi 12 octobre 2011

Avengers Assemble !


Ayé, c'est fait. La Paramount vient de lâcher sur le web la première bande annonce du film Marvel qu'on nous tease depuis plus de 4 ans ! Alors conquis ?

dimanche 2 octobre 2011

Arkham TiVi Fête Les 25 Ans D'une Oeuvre Culte


Comme chaque  amateur de pop culture qui se respecte j'ose espérer, lecteur, que tu sais à quel point Watchmen est une oeuvre incontournable de la bande-dessinée américaine et même de la littérature, puisque le TIME magazine le classe parmi les 100 plus grands romans du 20e siècle ! Donc, que tu sois un néophyte ou fan absolue du travail d'Alan Moore, de Dave Gibbons et de John Higgins tu te dois de lire ces billets et de visionner la vidéo ci-dessous : 

En bonus l'aguiche de l'épisode, la Secret Origin de Philippe et Philippe : 

samedi 1 octobre 2011

Comic Con' 2011


En Juillet dernier j'avais eu l'occasion grâce à vous de pouvoir couvrir la Comic Con' de Paris. Mon associé et moi avions dans l'idée de réaliser un petit reportage pour vous mais j'avais abandonné l'idée la trouvant trop irréalisable ... Mais je me suis récemment dis que ce pouvais être un bon épisode 0 pour une future production en image qui bouge. Bon c'est un épisode zéro donc c'est pas super bien filmé, cadré et monté mais mon associé et moi en sommes très fier.

N'hésitez pas à me dire ce que vous en penser, à terme avec un meilleur matériel on essaiera de causer aussi. 

See Ya.

dimanche 25 septembre 2011

Bad Meets Evil - New Issues !

En Juin dernier, le groupe BAD MEETS EVIL faisait son grand retour sur le devant de la scène hip-hop avec un second disque après une brouille qui dura plus de 10 ans. Fraîchement réconciliés, nos deux compères que sont Eminem et Royce Da 5'9 ont décidé début 2011 sortir sous la forme d'un EP 11 titres qu'il avaient enregistrés ensembles, malheureusement pour eux 2 des titres ont leakés. Mais ça ne leurs a pas empêché de séduire plus de 500 000 acheteurs sur le seul territoire américain à ce jour.



Mais comme vous le savez, il y a toujours une plus-valu sur Geek's Land, je n'allais pas écrire le même article que des dizaines d'autres sites spécialisés. En fait je vous en parle parce-que des petits malins sur internet on eut l'idée de transposer l'univers musical du groupe en couvertures de comics. Et ça donne ça :




Pour plus de covers, c'est par ici.

Allez comme je suis gentil, je vous fais écouter l'album. 


Ah merde, en fait c'était des cours extraits, désolé.

mardi 10 mai 2011

Le Comic De La Semaine #51

"Bonjour les gens !

Le 
51ème épisode du comic de la semaine est donc consacré à l'excellent Madman
 du talentueux Mike Allred.

On est parfois un peu à la ramasse, comme vous le verrez, mais c'est amplement compensé par la présence exceptionnelle de 
Mister O.a.k.a. Bashenga de Generation Strange et les apparitions subliminables d'All Star Danino a.k.a. Patate.



Il faut lire Madman ! Regardez, tout le monde le dit :
Le site de Mike Allred.

Merci et au revoir les gens !
"



Désolé, hein.

dimanche 5 décembre 2010

samedi 2 octobre 2010

Le retour de l'enfant prodigue !

Souvenez-vous, il y a quelques temps...
Et bien à présent votre aimable serviteur réitère son exploit en s'associant aux Philippe"s" d'Arkham Comics afin de vous faire découvrir une bande dessinée haute en couleurs ! 
Le teaser du CDLS :
Le CDLS :
Le retour du CDLS : 

Pour lire les premières pages du roman graphique c'est par  !

PS: Normalement j'aurai du publié un autre article parlant de cinéma mais devant la rapidité dont ont fait preuve certains de mes collègues j'ai du changer mes plans. L'autre billet sera ici incessamment sous peu...

jeudi 3 juin 2010

The Arkham TiVi Strikes Back !

Salut lecteur, ça faisait longtemps que je n'avait pas posté sur Geek's Land... Et bien 
maintenant c'est chose faite, salut !




Ah oui c'est vrai, y a les Philippe(s) qui reviennent sur Arkham TiVi :

Oh merde, le CDLS c'est celui-là ^^ :

vendredi 21 mai 2010

Le 7e et le 9e art vont-ils bien ensemble ?

  Samedi dernier j'étais encore une fois sur Paris, j'avais entendu dire que les cinémas UGC baissaient leur tarifs jusqu'à 3.50 €  pendant une semaine, je me suis donc dit que j'irai voir Kick Ass et en VO qui plus est. Et là ... l'adaptation de Matthew Vaughn m'a mis une baffe; mais pas une baffe genre Watchmen (avec le recul le film n'est pas top top). Je ne pensais vraiment pas que la BD pouvait se faire surpasser par le film, je me suis trompé. J'ai trouvé le comics très moyen surtout à cause du tapage fait autour et tous les superlatifs utilisés du genre "le premier vrai super-héros" alors qu'aux US ils existent des personnes costumées qui aident la police  pour certains délits, et aussi "la plus grande BD de super-héros de tous les temps". On nous vend une oeuvre soi-disant hyper réaliste alors qu'à l'intérieur y a une gamine de 8/10 ans qui découpe des adultes à tour de bras avec des katanas ! Le comic pêne à convaincre et tombe trop dans le classicisme. 
Alors que le film, lui, est beaucoup plus convainquant puisque le "réalisme" est bien mieux retranscrit lorsque c'est des acteurs de chaires et d'os qui campent les rôles des différents protagonistes. Le scénario en lui même est plus adapté au 7ème art puisque il faut un certain recul nécessaire pour parler de BD, je m'explique : parler de super-héros et vouloir en devenir un dans le monde réel c'est plus logique d'être dans un contexte cinématographique que celui d'un comic où l'intérêt moindre (j'espère que vous m'avez compris ^^). Bref, le film démonte même si la fin est ultra pompée sur certains films et qu'il y a quelques longueurs.


"C'est drôle, percutant, malin, violent et surtout super fun !"   Cinecomics


Parlons maintenant d'un met moins ragoutant (comment je parle beau !) : Iron Man 2 ! Et oui, la suite d'un des plus bons films de super-héros (selon moi) sortit le 28 avril dernier était limite mauvais en vu des espoirs que j'avais porté en lui. Il est mal rythmé, les personnages sont sous exploités et certaines scènes sont incompréhensibles. Mais il n'en demeure pas moins drôle et les scènes d'actions sont très spectaculaires. 


Ps : n'oubliez surtout pas de cliquez sur les bannières Japan Expo afin que je puisse y aller gratuitement ! 

lundi 19 avril 2010

Superman Red Son

 Mark Millar, célèbre auteur de comics qui a assis sa renommée avec des titres tels que la mini-série Civil War, Wanted, 1985 et Ultimates. En 1995, il eut l'idée d'un elseworld dans lequel Kal-L aurait atterrit 12H plus tard sur Terre (par rapport à l'univers DC classique). Comme la Terre tourne (qu'elle intelligence je sais...), le bébé ne tombe pas dans le Kansas près d'une ferme mais dans un kolkhoze en Union Soviétique. Comme souvent avec Millar le potsulat de départ laisse présager une aventure épique (Kick-Ass, 1985), voyons si c'est le cas pour ce Superman Red Son... 
 Comment faire passer un personnage aussi emblématique que Superman du côté obscure de la force ? Pour rappel, Superman est un peu le symbole du capitalisme, durant la Seconde Guerre Mondiale il était utilisé dans des dessins animés diffusés au cinéma comme arme de propagande des Etats-Unis,ils combattaient des japonais et des nazis. Comme le dit si bien Tom DeSento dans l'introduction, Millar ne s'est pas contenté de mettre les bons d'un côté et les méchants de l'autre. Il a cherché à humaniser ce bloc communiste qu'on nous présentaient comme le mal absolu. Car dans cette histoire le kryptonien a beau être un communiste il n'en demeure pas moins un homme avec des valeurs que lui appris ces parents adoptifs en Ukraine. Il n'est pas comme Staline qui prône le totalitarisme, lui veut rendre le monde meilleur avec le socialisme car il a horreur des inégalités que subissent les pauvres à cause du capitalisme...
Parlons de l'histoire maintenant, les Etats-Unis sont sous le choc depuis que Staline a dévoilé sa nouvelle arme, un surhomme qui peut tordre l'acier à mains nues, cracher du feu part les yeux, tout voir et tout entendre et voler à une vitesse folle. Un scientifique du nom de Lex Luthor a été chargé de trouver une parade contre cette menace grandissante... Batman, un rebelle dont les parents on été tué par le KGB devient le symbole de l'anarchie, le côté obscure du rêve communiste. Loïs, Lana, Diana, Barry, Jimmy et même Hal Jordan se retrouve dans cette histoire, ainsi que les vilains tels que Bizarro ou Metallo. Quasiment tout le DCverse répond présent.
Le dessin de Dave Johnson est sublime, il reproduit fidèlement l'imagerie de propagande soviétique et mention spéciale au Devil Pig que l'on aperçoit dans la Bat-cave. Kilian Plunkett finit bien le bouleau même si comparé à Dave il fait un peu pâle figure.
En plus de des 3 épisodes de Red Son, Panini nous offrent quelques bonus (c'est 22€ quand même !). Il y a 17 pages de travaux préparatoires des deux dessinateurs mais aussi d'Alex Ross (c'est le gars qui fait des covers hyperréalistes pour DC). Et aussi les covers et la très bonne introduction de Tom DeSento (scénariste et producteur sur les films X-Men et X-Men 2). 


Que dire si ce n'est d'acheter ce magnifique ouvrage, tellement c'est une oeuvre profonde et parfois même poétique. 
Si vous n'êtes toujours pas convaincus, regarder ces vidéos :





Soon.

Toutes les images utilisées à titre d'illustration (à part mes photos personnelles) sont copyright de leurs auteurs respectifs et de la maison d'édition Marvel. L'utilisation que j'en fais, dans ce cadre semi-public, a pour but de promouvoir les comics Marvel, leurs auteurs et artistes, et les personnages mythiques qui vivent à travers les yeux des lecteurs. En aucun cas je n'encourage la diffusion, la lecture, ou le partage par quelque moyen que ce soit, d'oeuvres scannées qui constituent à mes yeux un manque de respect évident envers leurs auteurs mais aussi une dépréciation notable du confort de lecture.